Stéphane

Stéphane

"Après un baccalauréat scientifique (2001), je me suis engagé dans une prépa Math sup’. Malgré l’intérêt certain de ce genre de parcours, j’ai décidé de changer d’orientation en début de deuxième année et de dépasser le préjugé selon lequel la fac’ (trop de monde, pas de moyens, pas de débouchés, niveau médiocre) ne devait être considérée que comme un second choix. Je n’ai pas regretté ma décision. L’université, c’est l’apprentissage de l’autonomie et de la responsabilité dans le travail. En somme, on a peut-être moins d’heures de cours à suivre qu’en prépa (et encore, cela dépend des domaines...) mais surtout on peut et on doit gérer son temps de façon efficace, libre, productive, adulte.

J’ai ainsi pu concilier des études musicales en conservatoire et des études littéraires à l’université. En outre, j’ai eu l’occasion de suivre l’un des rares parcours culturels universitaires en France. J’ai en effet obtenu en 2005 une Licence d’Italien avec mention « Arts du Spectacle » (il existe d’autres parcours, comme Français Langue étrangère, Pluridisciplinaire...), dont le contenu complet et varié m’a ouvert de nombreuses pistes de réflexion et d’action. Je dois ajouter que j’ai passé toute ma troisième année de Licence à Bologne, en Italie, dans le cadre d’un échange Erasmus, ce qui a notamment affirmé mes connaissances linguistiques initiées en Auvergne.

Une fois rentré, j’ai poursuivi mes études d’italien à l’ENS-Lyon. Après deux années de master, j’ai préparé le concours de l’agrégation d’italien, auquel j’ai été reçu en 2008. Bien sûr, je n’ai pas laissé tomber la musique, et ai même ajouté le théâtre à mes activités professionnelles et de recherche. En effet, je vis aujourd’hui entre plusieurs milieux : celui du spectacle allant de la musique au théâtre (je travaille pour diverses compagnies en tant que comédien, musicien, dramaturge, technicien), et celui de l’université (je suis en deuxième année de doctorat en cotutelle entre les universités Paris 10 et Roma 3, et suis chargé de cours à l’université B. Pascal de Clermont-Ferrand).

Mes premières années universitaires aux départements d’italien et arts du spectacle de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand m’ont permis d’aborder diverses disciplines artistiques, littéraires et techniques.

Cette formation solide, en petits groupes, dans des conditions qui n’ont rien à envier à certaines universités de villes plus importantes, m’a donné un solide bagage culturel et analytique qui me permet aujourd’hui de travailler dans plusieurs domaines, en France comme à l’étranger !"